Depuis la fin de la TVS, une nouvelle taxe basée sur les émissions de CO₂ s’applique aux entreprises. Qui est réellement concerné en 2026 ? Les utilitaires sont-ils exonérés ? Voici les règles à connaître pour éviter les erreurs.
Depuis 2024, la fiscalité des véhicules d’entreprise a changé de visage. La taxe sur les véhicules de société (TVS) a disparu, remplacée par deux dispositifs distincts, dont une taxe annuelle sur les émissions de CO₂. Retrouvez les dernières législations.
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Pour les professionnels, cette évolution soulève de nombreuses questions. Qui doit réellement payer cette taxe ? Les utilitaires sont-ils concernés ? Et surtout, comment éviter de mauvaises surprises ?
Voici un point complet, concret et à jour pour comprendre ce que vous payez réellement en 2026. Retrouvez tous nos conseils sur la fiscalité des VU sur notre rubrique dédiée.
Taxe annuelle CO₂ : de quoi s’agit-il exactement ?
La taxe annuelle sur les émissions de CO₂ est l’une des deux composantes qui ont remplacé la TVS.
Elle repose sur un principe simple : plus un véhicule émet de CO₂, plus la taxation est élevée.
Elle concerne les véhicules utilisés par les entreprises, qu’ils soient :
- achetés
- loués (LLD ou LOA)
- mis à disposition des salariés
Le calcul dépend principalement du niveau d’émissions de CO₂ du véhicule, tel qu’indiqué lors de son homologation.
Quels véhicules sont concernés ?
Contrairement à une idée reçue, tous les véhicules professionnels ne sont pas concernés.
Les véhicules particuliers (VP)
Ce sont les principaux concernés par la taxe annuelle CO₂.
Tous les véhicules de tourisme utilisés par une entreprise, qu’ils soient thermiques, hybrides ou parfois même hybrides rechargeables, peuvent entrer dans le champ de la taxation.
Les véhicules utilitaires (CTTE)
Dans la grande majorité des cas, les utilitaires échappent à cette taxe.
Les fourgons, camionnettes et véhicules immatriculés en CTTE, destinés au transport de marchandises, ne sont pas concernés.
C’est un avantage fiscal majeur pour les professionnels.
Les cas particuliers à surveiller
Certains véhicules peuvent toutefois basculer dans la catégorie taxable :
- pick-up double cabine
- véhicules dérivés de VP
- utilitaires avec plusieurs rangées de sièges
- véhicules mal immatriculés
Dans ces situations, la fiscalité peut s’appliquer comme pour un véhicule particulier.
Comment est calculée la taxe ?
Le calcul de la taxe annuelle CO₂ repose sur les émissions du véhicule.
Plus celles-ci sont élevées, plus le montant augmente.
Deux éléments sont déterminants :
- le taux d’émissions de CO₂ (norme WLTP)
- la catégorie fiscale du véhicule
Il n’existe pas de montant unique : la taxe varie selon le profil du véhicule et son niveau d’émissions.
Dans tous les cas, elle s’applique sur une base annuelle, tant que le véhicule est utilisé par l’entreprise.
Utilitaires et taxe CO₂ : une exonération à relativiser
Dire que les utilitaires ne paient pas la taxe CO₂ est globalement vrai… mais incomplet.
En pratique :
- un utilitaire strict deux places, immatriculé CTTE, est exonéré
- un véhicule hybride ou électrique utilitaire bénéficie aussi de cette exonération
Mais dès que le véhicule se rapproche d’un usage mixte ou d’un véhicule de tourisme, le risque de taxation apparaît.
C’est notamment le cas pour certains modèles polyvalents utilisés à la fois pour le travail et le transport de personnes.
Comment éviter la taxation en pratique
Pour les professionnels, quelques bonnes pratiques permettent de sécuriser la situation.
Vérifier la carte grise
La mention CTTE est essentielle pour les utilitaires. C’est elle qui conditionne l’exonération.
Adapter le véhicule à l’usage
Un véhicule utilisé principalement pour transporter des personnes peut être requalifié.
L’administration peut s’appuyer sur l’usage réel, pas uniquement sur la fiche technique.
Faire attention aux configurations
Cabine approfondie, banquette arrière, modularité : certains équipements peuvent modifier la perception fiscale du véhicule.
Anticiper dès l’achat
Avant d’investir, il est conseillé de vérifier le statut fiscal exact du véhicule, en particulier pour les modèles hybrides ou polyvalents.
Cas concrets métiers
Artisan
Un électricien équipé d’un fourgon deux places ne sera pas concerné par la taxe CO₂.
En revanche, s’il choisit un pick-up double cabine pour transporter du personnel, il peut devenir imposable.
Livraison urbaine
Un utilitaire électrique permet d’éviter totalement cette taxe, tout en réduisant les coûts d’exploitation.
C’est aujourd’hui un choix de plus en plus fréquent en zone urbaine.
PME avec flotte
Une entreprise possédant des véhicules particuliers et des utilitaires doit bien distinguer les deux.
Les VP seront soumis à la taxe, contrairement aux VU… sauf cas spécifiques.
Ce qu’il faut retenir
La taxe annuelle sur les émissions de CO₂ concerne avant tout les véhicules particuliers utilisés par les entreprises.
Les utilitaires bénéficient d’une exonération dans la majorité des cas, à condition de respecter certains critères stricts.
Le principal risque réside dans les configurations hybrides ou mal définies, qui peuvent entraîner une requalification fiscale.
Pour les professionnels, le choix du bon véhicule reste donc un levier essentiel pour optimiser les coûts.
FAQ
La taxe CO₂ remplace-t-elle la TVS ?
Oui, elle fait partie des deux taxes qui ont remplacé la TVS depuis 2024.
Les utilitaires sont-ils concernés par la taxe CO₂ ?
Non, dans la majorité des cas, les utilitaires immatriculés en CTTE sont exonérés.
Un véhicule hybride est-il concerné ?
Oui, dans certains cas. Tout dépend de son niveau d’émissions et de sa classification.
Les véhicules électriques paient-ils cette taxe ?
Non, ils sont exonérés de la taxe sur les émissions de CO₂.
Comment éviter de payer cette taxe ?
En choisissant un véhicule utilitaire bien catégorisé et adapté à un usage professionnel de transport de marchandises.
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