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Altens rejoint le HVO Tour pour défendre l’avenir du thermique

Altens, le distributeur français de carburants bas-carbone, participe au « Tracked & Trusted European HVO Tour ». Cette tournée européenne veut montrer que les moteurs thermiques actuels peuvent déjà fonctionner avec des carburants neutres en carbone et qu’ils sont donc compatibles avec l’après-2035. C’est un message fort à l’heure où les débats sur la fin du thermique restent très tendus.

10 000 km en HVO100 à travers l’Europe

Pendant quatre semaines, deux utilitaires Stellantis, un Fiat Ducato et un Citroën Berlingo, vont parcourir environ 10 000 km à travers une vingtaine de pays européens. Les véhicules rouleront uniquement au HVO100, un biocarburant fabriqué à partir de déchets organiques comme des huiles alimentaires usagées. Le but est simple : prouver qu’il existe d’autres solutions de décarbonation que le tout-électrique et qu’elles sont déjà opérationnelles.

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Tableau récapitulatif des chiffres clés du HVO Tour

Élément observéValeur
Distance parcourue10 000 km
Durée du parcours4 semaines
Pays traversésEnviron 20
Véhicules engagésFiat Ducato / Citroën Berlingo
Carburant utilisé100 % HVO100 (PUR-XTL)
Réduction CO₂ annoncéeJusqu’à –90 %
Sources du HVO100Déchets organiques (huiles usagées, graisses résiduelles)
Compatibilité techniqueMoteurs diesel existants, sans modification

Pour Altens, ce Tour est un moyen très concret de défendre le rôle du HVO100 dans la transition énergétique. Le carburant qu’ils distribuent, le PUR-XTL, peut réduire jusqu’à 90 % des émissions de CO₂ par rapport au diesel fossile. Il est aussi compatible avec de nombreux moteurs diesel sans modification. C’est l’un des arguments majeurs avancés par l’entreprise : accélérer la réduction des émissions sans attendre le renouvellement complet du parc automobile.

Une technologie qui prouve l’usage en temps réel

La tournée s’appuie aussi sur une technologie développée par SP3H, une entreprise basée à Aix-en-Provence. Leur capteur FluidBox Micro analyse en temps réel le carburant utilisé dans le moteur et calcule la réduction de CO₂ associée. Les données sont visibles tout au long du trajet. Cela permet d’apporter une preuve continue et transparente de l’usage du HVO100. Altens insiste beaucoup sur cet aspect. Pour eux, la transition doit aussi passer par plus de traçabilité et de transparence.

L’Union européenne a confirmé que les moteurs thermiques pourront continuer à circuler après 2035 à condition d’utiliser des carburants neutres en carbone. Avec ce Tour, Altens veut montrer que cette perspective n’est pas futuriste. Les acteurs du secteur disent même que la solution existe déjà et qu’elle peut être déployée rapidement si les filières sont structurées.

Des limites mais un vrai potentiel

Le HVO100 reste pourtant confronté à plusieurs défis. L’approvisionnement dépend des volumes de déchets disponibles et le réseau de stations proposant ce carburant reste limité par rapport aux stations classiques. Ces limites posent la question du passage à grande échelle, même si la demande augmente progressivement en France et en Europe. Mais pour des entreprises de transport ou des collectivités qui cherchent une alternative immédiate au diesel, le HVO100 apparaît comme une option crédible.

Avec ce partenariat, Altens confirme son positionnement dans la transition énergétique. L’entreprise propose déjà une gamme complète de carburants alternatifs et des solutions pour accompagner les professionnels dans la gestion de leur empreinte carbone. Elle dispose aussi d’une certification ISCC qui garantit la traçabilité de ses produits, de la collecte des matières premières jusqu’à la livraison.

Une démonstration grandeur nature

Le HVO Tour ressemble donc à une démonstration grandeur nature. C’est une manière de rappeler que la transition ne se résume pas à l’électrique et que le parc thermique peut encore jouer un rôle dans la baisse des émissions, à condition d’adopter les bons carburants. Pour Altens, c’est aussi une façon de prendre de l’avance sur les objectifs européens et de montrer que des solutions concrètes existent déjà aujourd’hui.

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