Accueil / Législation & Fiscalité / Fiscalité / Pick-up : vers un nouveau malus dans l’air ?

Pick-up : vers un nouveau malus dans l’air ?

Une fiscalité à la croisée des chemins

La fiscalité des pick-up en France pourrait connaître un tournant décisif. Alors que certains modèles bénéficient d’une homologation particulière leur permettant d’échapper aux malus, un changement réglementaire rapide n’est pas à exclure. Toutefois, cette évolution dépendra fortement des mouvements politiques à venir, qui pourrait de nouveau repousser cette réforme, déjà attendue.

Retour sur le malus et ses conséquences

Le Volkswagen Amarok, initialement lancé en France, en a fait l’expérience. Avec des malus qui atteignaient 50 000, 60 000, puis 70 000 €, son retrait du marché était inévitable. Il faut rappeler que, malgré sa présence chez nos voisins européens, il n’a pas survécu aux lourdes surcharges fiscales en France. La branche française de Volkswagen avait d’ailleurs confirmé que le retour de l’Amarok n’est envisageable qu’avec un changement de politique fiscale. Une solution qui semble encore loin d’être à l’ordre du jour.

La suite de votre contenu après cette annonce

Du côté de Toyota, le discours est similaire. La marque ne prévoit pas de recourir à l’homologation camion pour son Hilux, précisant : « nous ne travaillons pas sur l’homologation camion plateau, nous vendons des Hilux qui sont des pick-up, surtout en version XTRA Cabine, principalement pour un usage professionnel. »

Le Ford Ranger, un cas à part

Le Ford Ranger se distingue de la concurrence grâce à son homologation unique de réception « camion ». Cela lui permet, dans sa version 5 places et double cabine, d’échapper au malus environnant, chose rare. Ainsi, le Ranger Raptor, en essence, reste exempt de taxes à l’immatriculation, ce qui lui permet de se vendre confortablement.

LICENSE EXPIRES: In perpetuity – LICENSE BY: Ford LICENSE SCOPE: A – Earned editorial, press releases, press kits. REGION: Europe COPYRIGHT AND IMAGE RIGHTS: This content is solely for editorial use and for providing individual users with information. Any storage in databases, or any distribution to third parties within the scope of commercial use, or for commercial use is permitted with written consent from Ford of Europe only.

Pour mettre les choses en perspective, un modèle comme le Ranger, qui aurait normalement été soumis à un malus faramineux de 70 000 €, ne fait pas face à cette situation. Cela explique son succès dans des régions telles que les Alpes, où il est devenu incontournable, laissant ses concurrents tels que Toyota Hilux et Isuzu D-Max dans l’ombre.

Les versions 4 places toujours à l’abri

L’année dernière, la pression de secteurs comme le BTP a empêché l’élargissement du malus aux versions 4 places des pick-up. En effet, des acteurs du secteur, qui avaient tiré la sonnette d’alarme sur l’impact financier d’une telle mesure, ont obtenu une exonération face à cette menace.

Les nouvelles informations du ministère confirment que le futur décret, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026, ne s’étendra donc pas aux pick-up 4 places. Ces modèles continueront donc d’échapper au malus, surtout dans certaines professions où leur usage en zones comme les domaines skiables est vital.

Quid de l’avenir du Ford Ranger ?

Malgré tout, la situation pourrait se compliquer pour le Ford Ranger. L’exécutif envisage des modifications au niveau de la définition des véhicules de tourisme, projet dont la consultation est déjà en cours. À partir de 2026, tout véhicule de catégorie N1 de 5 places ou plus, immatriculé en tant que camion, pourrait faire l’objet des mêmes malus que les autres.

Dans l’intervalle, le Ranger, qu’il soit diesel ou essence, pourrait encore en profiter. Ce dernier, surtout en version essence, affiche de bonnes performances avec près de 400 immatriculations lors du premier semestre en France. Mais pour ceux qui sont intéressés par le pickup américain, il serait judicieux de ne pas tarder : les nouveaux règlements pourraient rendre la facture très salée à partir de 2026.

En conclusion

la route semble encore longue pour les pick-up et leur fiscalité en France. Et si le Ford Ranger tire profit d’un statut privilégié pour le moment, l’évolution réglementaire à venir pourrait bien redistribuer les cartes.

Restez attentifs, car chaque changement pourrait avoir un impact significatif sur le marché des pick-up dans les mois à venir.

Retour en haut